Cher journal.

1367660705_66427Est-ce un journal ? Cela a toujours été une question relativement importante, sans grand intérêt cependant. Après tout, je ne rédige ici que quelques passages, quelques tranches, de ma vie, aussi simple soit-elle. Je raconte quelques anecdotes, ou parfois même les tumultes de mon esprit en ébullition. J’ai donné mon avis sur certaines séries que j’ai vu (et il faut que je fasse un point sur Downton Abbey d’ailleurs, tout récemment terminé). Mais alors, est-ce un journal ? La réponse restera inassouvie, je le crains. Enfin, je ne sais comment le définir, mais peut-être vous, le sauriez-vous ?

Bon. Cela va donc faire depuis le 10 juillet dernier que vous n’avez pas eu de mes nouvelles. A dire vrai, il s’est passé certaines choses, mais pas des plus glorieuses. Enfin, commençons par les gros points positifs. Tout d’abord, mon contrat a été prolongé jusqu’au 26 août ! Alors une brève explication. En gros, une personne a postulé au poste de saisonnier pour une seconde année. Ce qui faisait en tout dix jeunes, donc cinq par mois. Un score parfait me direz-vous. Sauf que, cette même personne, par des choix je devrais dire peu délicat, n’a malheureusement pas (ou pas) pu maintenir sa candidature et s’est désisté en plein milieu du mois de juillet pour le mois d’août. Du coup, j’ai sauté sur l’occasion (un deuxième mois de salaire, pour ce travail là, vous rendez vous compte ?!) et j’ai renquillé pour un second mois.

Parlons maintenant d’une légende. Une très ancienne légende, contée par de nombreuses personnes dans cette contrée Bretonne. Non, je ne parle guère de Korrigans ou autres créatures maléfiques de la forêt de Brocéliande, mais bel et bien … des touristes. Et oui, ces êtres qui s’approprient pendant un temps nos terres, nous prenant pour des pauvres manants sans le sous, des sans-dents comme certains anciens présidents le dirait, n’ayant accès à l’électricité et à l’eau que grâce à la technologie des cités et de leurs citadins. Bref. Il existe deux types de touristes. Alors bien sûr, on peut les couper de différentes manières : les gentils / les méchants, les pinces / les généreux … et moult autres façons. Mais non, le découpage est en réalité bien différent, et se fait de manière temporelle : les juillettistes, et les aoûtiens. J’ai alors pu expérimenter les deux, et voici ce que je retire de cette expérience : les juillettistes sont bien plus patients et avenants, bien moins grognons que leurs congénères. Alors que les aoûtiens, mon dieu. Râleurs, peu sympathiques, et impatients comme pas possible, ils trouvent toutes les excuses du monde dans le but de faire primer le dicton « Le client est roi ». A cela, je souhaiterai répondre « on lui a coupé la tête ». Comprenne qui pourra, l’image est pourtant simple et efficace. Et j’ai découvert cela en 8 jours de travail en août. En 8 jours ! 8 jours !

 

Bon. J’ai déjà dû mentionner ici une certaine personne. Que cette personne et moi-même avons eu une relation particulière, et particulièrement houleuse sur la fin. Enfin houleuse. C’est un bien grand mot. Mais de mon point de vue, cela ressemblait non pas à une tempête qui s’éteint aussi rapidement qu’elle est arrivée, mais à un long hiver glacial, où les vents balayant les plaines gelés givrent nos articulations, et nous empêchent le moindre mouvement. On se retrouve alors coincé, dans cette saison froide et infernale, bloqué dans l’espoir d’un renouveau printanier meilleur. Pour en finir avec cette image débordante d’imagination, nous avons fini par nous revoir après près de deux mois de silence le plus total. C’était à une sortie restaurant avec des amis de la fac. Une sortie tout à fait banale, en y réfléchissant bien. La soirée s’est déroulé sans accrocs, nous avons même réussi à parler rien qu’à deux pendant quelques instants. L’hiver était alors loin, et je voyais un futur radieux. Jusqu’à ce que la réalité me rattrape et me rejette froidement dans cette transition hiver/printemps. Ce moment où on s’interdit ce soleil, parce qu’en s’en approchant trop, on finirait par se brûler. Mon histoire est pour ainsi dire terminé. Il n’y a plus d’animosité dans l’air, mais ce chapitre est définitivement clos. Au moins pour l’un de nous deux. L’autre devra continuer à écrire quelques phrases, peut être des paragraphes pour épancher ses peines, mais il arrivera bien à un moment qui sonnera le glas de cet arc narratif. Mais peut-être est-ce mieux ainsi ? Aucune réelle réponse à cela.

 

Bon, en gros, c’est ce qu’il se passe actuellement dans ma tête. J’ai été déçu de deux trois autres choses que je ne citerais pas ici, parce qu’elles n’ont pas lieu d’être. Je me suis aussi déçu pour d’autres, mais pareil, je ne ressens pas le besoin de le décrire en ces lieux. C’est ainsi que je vais conclure ce soir. Demain sera un autre jour, un nouveau départ. Laissons les peines d’hier dans le passé, et avançons.

A bientôt.

 

 

Publicités

Répondre

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l'aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s